Une enfance entourée des peintures de mon grand-père, le peintre Josep Obiols (Barcelone). L’odeur de son atelier, à Barcelone, sa «chambre aux peintures» m’ont laissé une mémoire visuelle, olfactive, à toujours indélébile.

J’étudie les lettres et après ma licence, je travaille 3 ans au Comité international de la Croix-Rouge, en Amérique du Sud, puis en Angola. Et plusieurs années au Musée d’ethnographie de Genève.

Puis je retourne à mes amours d’enfance: avec la peinture, chez Olivier Juredieu, Geneviève Romang. Et la gravure, qui devient une véritable passion. Avec des cours chez Sylvie Markwalder, Constanza Bravo, Jacques Leckie, (eau-forte, aquatinte, au sucre, vernis mou), mais aussi de manière autodidacte, dans mon atelier, car j’achète une presse et je fais mes expériences de gravure au carborundum; avec une approche totalement empirique et non orthodoxe de la gravure, essayant différentes résines sur plexiglas et imprimant des gravures monotypées qui forment des séries; chaque gravure est un original, mais chaque série forme une famille. Car chaque élément est unique mais lié aux autres par une même matrice, la plaque.

Depuis 2000, je commence à exposer: d'abord chez Maya Guidi à Carouge, à la Pinacothèque de Genève, au Musée Rath à Genève, à la Villa Dutoit, à la Ferme de la Chapelle, au Musée de Carouge et aussi à Bruxelles (exposition d’art postal à la Maison du Livre), à la galerie Ruine, à la bibliothèque de Saint-Jean, à Soral (Soral Ose l’art), à l’ONU (Club del libro en español), et chez Michel Roset à Bourdigny.

Mireille Ripoll 2015